Le 25 juillet 2000, à Maryland aux États-Unis, le sommet réunissant
Yasser Arafat, président de l’Autorité Palestinienne, Ehud Barak,
Premier ministre israélien et Bill Clinton président des Etats Unis
s’achève sur un constat d’échec.
Cette rencontre convoquée par Bill Clinton était dans la suite
des négociations entre Israéliens et Palestiniens commencée en 1993
lors des accords d’Oslo. Ces négociations avaient mis un terme à la
révolte du peuple palestinien commencée en décembre 1987 afin de
s’affranchir de l’occupation militaire israélienne.
Ce 25 juillet 2000, le départ de Yasser Arafat de la table des
négociations laisse perplexe tous les observateurs de la paix entre
Palestiniens et Israéliens. Les accords précédents avaient apporté de
nombreuses avancées entre les deux peuples vers l’instauration d’un
État palestinien.
La question qui restait un point d’achoppement dans les discussions
était la vieille ville de Jérusalem. La ville a été annexée par
Israël en 1980 et est depuis, la capitale de l’État hébreu. Les
Palestiniens, par la voix de Yasser Arafat, réclament que Jérusalem
soit la capitale du futur État palestinien. Pour des raisons religieuses,
les deux parties ne sont pas parvenues à un accord sur Jérusalem.
La paix continue néanmoins à être envisagée. Le 25 septembre,
Yasser Arafat rencontre Ehud Barak au domicile de celui-ci à Tel Aviv.
La situation dans les territoires autonomes palestiniens est relativement
calme. Rien ne laisse d’apparence envisager une reprise de la
révolte palestinienne, l’Intifada. Quelques jours plus tard, un dirigeant
de parti politique, Ariel Sharon, héros militaire, force avec sa
garde rapprochée l’entrée de l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem.
Afin, selon ses dires de montrer par cet acte la souveraineté de l’Etat
d’Israël sur toute la ville de Jérusalem.
Le peuple palestinien ressent cela comme une agression. De violentes
manifestations de protestations s’ensuivent. L’une d’elles, justement
sur l’Esplanade des Mosquées dégénèrera dans une incroyable
violence. On comptera dix-neuf morts. Ce drame relancera le
soulèvement dans les territoires autonomes palestiniens.
©Tous droits réservés.